Mondiaux d’athlétisme : le Roi Bolt remporte le 200 m

Pour cette huitième et avant-dernière journée des Mondiaux d’athlétisme de Moscou, le Jamaïcain Usain Bolt, déjà sextuple champion du monde, a à nouveau fait tomber la foudre samedi soir, en remportant comme prévu la finale du 200 m, en 19″66. Mais son propre record du monde (19″19) tient toujours…

Du côté des Français, c’est encore une journée blanche : en finale du 4x400m féminin, le relais composé de Lénora Guion-Firmin, Marie Gayot, Muriel Hurtis et Floria Guei a terminé à la 4e place, tandis que Cindy Billaud a terminé 7e de la finale du 100m haies et Benjamin Malaty n’a pu faire mieux que 28e du marathon.

Le Monde

Les Masaï veulent devenir une marque déposée

Certains Masaï se battent pour que leur peuple puisse profiter de l’usage par des entreprises de leur nom et leur image.

Le combat. Derrière le mot « Masaï », se cache aujourd’hui une batterie de produits en tous genres. Il renvoie ici à un modèle de quad célèbrelà à une campagne marketing pour des chaussures de sport, où encore ici à une marque de vêtements danoise. Mais avant tout, les « Masaï » sont un peuple d’Afrique, vêtus de parures colorées enrobées de colliers de perles. Une population mondialement célèbre, dont l’image profite à de nombreuses entreprises. Ce qui commence à en agacer plus d’un. Comme le raconte samedi un reportage du Monde, certains nomades ont décidé de se battre pour faire du nom et de l’image de leurs tribus une marque déposée.

Les Masaï bientôt une marque déposée ?© Reuters

Qu’y gagneraient-ils ? « Si cela peut aussi bénéficier au Masai, ce serait vraiment bien. Pour pouvoir envoyer nos enfants à l’école, on doit envoyer une vache. Nos femmes n’ont pas d’autres sources de revenus. Nos hommes n’ont que celui là. Et pourtant, d’autres gagnent de l’argent grâce à notre culture », défend Isaac, un nomade interrogé par Le Monde.C’est lui qui a crée, il y a deux ans, l’Initiative pour la propriété intellectuelle Masaï. Alors que 70% des Masaï vivent en dessous du seuil de pauvreté, cela permettrait à l’ethnie de demander des compensations financières pour l’utilisation de son nom et de son image, par l’attribution de licences.

Comment doivent-ils procéder ? Les Masaï doivent déposer leur demande auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. La « marque » doit être unique et non emprunter à quelqu’un d’autre. Ce qui implique, pour qu’il n’y ait pas de contestations, que tous les Masai (ils sont 3 millions environ) soient d’accord pour la déposer. À force de campagnes de communication et de passages dans les médias, Isaac assure en avoir convaincu la moitié. Les Masaï devront ensuite se constituer en Assemblée, se former à la propriété juridique et intellectuelle, et décider à l’unisson d’une demande dans les règles.

Le Parisien Les Masaï bientôt une marque déposée ?

Grigris, de Mahamat Saleh Haroun

Lors du dernier festival de Cannes, c’était le seul film africain en compétition. S’il est reparti sans aucune distinction, c’est surtout dû au niveau très élevé de la concurrence. Grigris du tchadien Mahamat-Saleh Haroun ne manque pourtant pas de qualité et  offre une très belle histoire, pudique et sensible.

Grigris, malgré un lourd handicap à la jambe, est un danseur hors pair qui se produit régulièrement dans des bars. Son destin bascule lorsque son oncle, très malade, est hospitalisé. Pour payer les soins, une fortune pour lui et sa famille, Grigris décide de tremper dans le trafic d’essence. En parallèle, il rencontre la belle Mimi qui rêve de devenir mannequin, mais qui se prostitue pour gagner sa vie. Ces deux marginaux vont unir leur destinée pour sortir de leur condition et tendre vers une vie meilleure.

Le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun, prix du jury au festival de Cannes en 2010 avec Un homme qui crie, signe ici une belle histoire, très touchante, mais violente dans l’expression des sentiments qu’il décrie. Son acteur, Souleymane Deme, avec son regard intense et son sourire lumineux, habite le film et confère à Grigris une force intérieure incroyable. A ses cotés, la très belle Anaïs Monory compose un personnage touchant, tout en retenue, mais dont on comprend aisément pourquoi le héros en tombe amoureux et trouve les ressources nécessaires pour se sortir du mauvais pas dans lequel il est tombé. En face, Cyril Guei incarne la violence, celui par qui le danger arrive et complète formidablement le trio.

Par les thèmes qu’il aborde, le handicap, la prostitution, le travail clandestin, le féminisme aussi, le film flirte parfois avec le documentaire. Grigris ne laisse pas insensible et fait du bien dans une programmation ciné estivale ryhtmée par les films de studio et les grosses productions américaines.

Gala Grigris de Mahamat-Saleh Haroun, pour une vie meilleure – Gala

L’ours de Presse-Hangaabi

Directeur de la Publication : Mustapha B. Hattaby | Rédaction : Chroniqueurs bénévoles et Mustapha B. Hattaby