Mahamat Saleh Adoum Djerou plonge ses employés dans la tourmente

La représentation diplomatique tchadienne auprès de l’Unesco est en cessation de paiement

Incroyable, mais vrai ! Pendant que le Dr Mahamoud Adam Béchir, ambassadeur putatif du Tchad en Afrique du Sud, jette l’argent par la fenêtre (pour atterrir dans sa poche ?) en faisant l’acquisition d’une résidence à 4 milliards de nos francs, voilà qu’un autre ambassadeur, Mahamat Saleh Adoum Djerou, à la tête de notre représentation diplomatique à l’Unesco (Paris), a conduit son institution à la faillite. A telle enseigne que la représentation est désormais frappée d’interdiction bancaire, selon les révélations du bimensuel Eclairages.

Certains s’interrogent déjà sur les raisons de l’interdiction bancaire et sur les causes de la cessation de paiement des salaires du personnel depuis plusieurs mois  alors que, d’après le journal Eclairages, une source proche du bureau de la représentation diplomatique indique que celle-ci reçoit régulièrement des fonds de roulement depuis N’Djamena.

Le canard dénonce « la méthode de gestion de Mahamat Saleh Djerou, qui n’obéit à aucune orthodoxie financière » et présage que « les jours à venir s’annoncent palpitants » d’autant que les employés qui accusent plusieurs mois d’impayés menacent de saisir les juridictions. Ils pourront déjà commencer par exposer leurs doléances au chef de l’Etat qui sera à l’Unesco le lundi 11 novembre. Il saura débloquer la situation.

Rappelons que l’interdiction bancaire sanctionne l’émission de chèque sans provision. C’est une mesure grave qu’une banque ne prend que lorsque toutes les solutions amiables n’ont pas abouti à rétablir l’équilibre du compte bancaire, a fortiori s’il s’agit d’un compte bancaire appartenant à une institution.

Dans le cas de notre représentation diplomatique, une mesure d’interdiction bancaire signifie que l’institution a non seulement utilisé tous les fonds déposés sur son compte ouvert dans les livres de la société générale (Socgen), mais qu’elle a également utilisé les facilités de caisse (découverts) accordées par la banque sans régulariser (rembourser) le solde débiteur dans les délais légaux, qui sont généralement de trois mois.

Pire, alors même que le compte bancaire présenterait un solde débiteur depuis plus de 90 jours, des chèques auraient été émis, ce qui aurait donc déclenché automatiquement la procédure d’interdiction bancaire.

C’est tout simplement une honte pour le Tchad.

Mais à quelque chose malheur est bon. Si les révélations du journal Eclairages sont confirmées, Idriss Déby n’aura plus aucune excuse sérieuse pour ne pas démettre Mahamat Saleh Adoum Djerou (MSA, pour les intimes) de ses fonctions et laisser par suite la justice tchadienne faire son travail en toute indépendance. Monsieur le président, il n’est plus question de tergiverser. C’est le moment ou jamais de poser des actes concrets contre le pillage des ressources du pays.

MSA traîne d’énormes casseroles. Il a été mêlé à des affaires douteuses durant la campagne présidentielle de 1996, ce qui lui a valu un séjour de quelques mois en prison. Et il y a exactement 2 ans, un internaute le soupçonnait déjà de « faire virer directement sur son compte personnel les fonds alloués pour le fonctionnement de son ambassade ».

Tchadoscopie

Thèmes et commentaires

1398202_10152015800057497_2124220278_o

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

L’ours de Presse-Hangaabi

Directeur de la Publication : Mustapha B. Hattaby | Rédaction : Chroniqueurs bénévoles et Mustapha B. Hattaby

%d blogueurs aiment cette page :